samedi 3 novembre 2012

Parfois j'aurais envie de...

...


Mais je peux pas!
Un petit billet rapide. Hier j'ai revu une ex-collègue, elle était fatiguée, non, plutôt épuisée. Les conditions de travail n'ont pas changé, elles ont même empiré. Personne ne dit rien, chacun(e) fait son travail en silence et subit. 
De toute façon, avec trois millions de chômeurs, qui peut se permettre de faire la fine bouche?
Finalement, je ne suis pas mécontente d'être à la maison, je profite des sourires de Georges et d'Amélie, je passe du temps avec eux, et je me remets tout doucement des émotions de cet été.
J'ai encore plein de billets en tête, pas d'inquiétude pour nourrir le blog... en attendant la suite!


10 commentaires:

  1. Désagréable cette impression de n'être qu'un pantin que l'on presse comme un citron. De plus en plus inhumain. Quand le fil va-t-il céder ? Certains jours j'ai moi aussi le sentiment que nous ne sommes que des pions que l'on met dans des cases. Alors je sors, je prends l'air, loin de l'humain, au milieu des arbres pour ressentir des émotions plus saines. De l'air, de l'air.

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    1. Parfois, prendre l'air ne suffit plus :-(

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  2. Coucou Babeth :-).
    Il est joliment expressif ton dessin.

    Bel instrument de chantage que le taux de chômage hein!
    Je crois qu'il ne faut jamais se soumettre à un chantage, que les maitres- chanteurs sont les plus fragiles en réalité, mais je sais que je parle la bouche pleine...
    Je pense quotidiennement à mes consoeurs qui officient sous des hospices bien moins bonnes que moi , alors que ce métier est déjà si difficile en soi.
    Je me demande comment elle tiennent en entendant ce que me relate une copine infirmière qui les croise.
    Profites bien des sourires de tes petits en soignant tes plaies.
    Dans le monde du travail il ne reste plus beaucoup de place pour l'humain.

    L'autre.

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    1. Je ne désespère pas retourner dans le monde du travail un jour... mais pour le moment, le travail ne veut pas de moi :-) Pas grave, cette pause me fait du bien, je profite!

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  3. Bonjour, j'ai découvert ton blog il y a qq jour et j'essaie de lire tout ce que j'ai en retard. Je trouve génial que tu écrives sur ton expérience professionnelle. Les gens ne se rendent pas compte de ce que c'est ce boulot. Moi je suis conseillère à l'emploi et des tas de personnes viennent me voir pour passer le deavs comme si c'était un sésame pour un emploi pérenne et bien payé, et je dois souvent leur ouvrir les yeux ! J'aime tes analyses et ta façon d'écrire. Nous avons des points communs. Je ne commente pas toujours mais tu me comptes désormais parmi tes lectrices... A bientôt

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    1. Merci Moune! Tu as raison, ce n'est pas un boulot pépère, c'est mal payé, mal considéré, donc faut vraiment avoir envie et ne pas s'y engager par dépit.

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  4. Il est possible que tu aies vu ta collègue dans un état où toi tu étais en travaillant.

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    1. Possible, d'où le fait que ça me mette dans cet état!

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  5. Ca fait un bon de temps que je n'étais pas venue sur ce blog et c'est un réel plaisir de te lire.
    Je confirme. Les conditions de travail se dégradent et la politique des assos est de réduire les coûts à tout prix justement. Le dindon de la farce étant nous, les salariés. Et l'humain dans tout ça ?! Tout le monde s'en fout! J'entends au niveau de la D-irection.
    Avec un salaire moyen de 650€, des frais d'essence à ma charge, des indemnités kms revues très à la baisse, l'entretien de la voiture, le temps passé dans les trajets, la fatigue et le fait d'être traitée comme un pion par l'employeur, objectivement, je ne vivrais pas plus mal en étant au RSA (470€ environ)!!

    Franchement, je suis vraiment à deux doigts de tout lâcher... Les associations ont du mal à recruter! Tu m'étonnes! Faut être dingue pour accepter de bosser dans ces conditions! Pourtant, je les aime mes petits protégés mais là j'en ai ras-le-bol!! Jusqu'où va-t-on aller avant que la corde ne casse ??

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  6. Oui, tu ne vivrais pas plus mal. On en vient en effet à penser ainsi. Parce que finalement, ça revient au même, la fatigue en moins.

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